Réception des ouvrages
Publié le 19 juin 2018

Réception des ouvrages

Travaux (AC)
Partager cette page

Partager cette page

Imprimer cette page

La réception d'ouvrage est :

"L'acte par lequel le maître de l'ouvrage reconnaît l'exécution correct et satisfaisante des travaux accomplis pour lui par un entrepreneur. Elle se distingue de la simple livraison de l'ouvrage par l'entrepreneur ou sa prise de possession par le maître d'Ouvrage, qu'elle peut aussi bien précéder que suivre" (Vocabulaire juridique, Gérard CORNU, Presses Universitaires de France, 12e édition, 2018).

Elle intervient en principe à l'achèvement des travaux.

L'article 1792-6 du Code civil (issu de la loi n°78-12 du 4 janvier 1978) précise le cadre de la réalisation de la réception:

"Elle intervient à la demande de la partie la plus diligente, soit à l'amiable, soit à défaut judiciairement. Elle est, en tout état de cause, prononcée contradictoirement."

La réception peut prendre donc plusieurs formes : une forme amiable et une forme judiciaire.

Pour autant, eu égard aux conséquences de l'absence de l'une de ces deux formes de réception, la jurisprudence a admis une troisième voie : la réception "tacite".

La réception amiable

Cette réception est expresse et est volontairement réalisée par les deux parties, à l'initiative de la partie la plus diligente.

La loi ne prévoit aucun formalisme particulier, excepté son caractère nécessairement contradictoire. Cela signifie que la présence ou tout au moins la convocation régulière de l'entrepreneur est impérative. En revanche, la présence du sous-traitant n'est pas nécessaire (Cass., Civ. 3è, 20 octobre 2009, n°08-15.381). 

Pour autant, le droit commun exigeant un écrit pour tout acte juridique  portant sur une somme ou une valeur supérieure à 1 500 euros (art.1359 du Code Civil et article 1 du décret n°80-533 du 15 juillet 1980 modifié par décret n°2016-1278 du 29 septembre 2016 ), et pour des raisons pratiques évidentes d'administration de la preuve, il est fortement conseillé d'adopter une forme écrite pour la réception de l'ouvrage (notamment via un procès-verbal de réception).

Si le marché public se réfère au CCAG-Travaux, la réception  donne lieu à la rédaction d'un procès-verbal dans lequel sont éventuellement consignées les réserves émises par le maître de l'ouvrage (Chapitre V du CCAG-Travaux du 08/09/2009 : articles 41 à 44).

S'il existe un procès-verbal de réception et que celui-ci n'est pas signé par le constructeur, l'absence de signature n'emportera pas absence de réception, si le caractère contradictoire du procès-verbal ne fait guère de doute (Cass., Civ., 3è, 12 janvier 2011, n°09-70262). 

La réception sera expresse, contradictoire et donc régulière dès lors :

  • Que la présence du constructeur aux opérations de réception est démontrée, même s'il n'a pas signé le procès-verbal de réception OU que le constructeur, absent des opérations de réception, a été dûment convoqué à y participer (Cass., Civ., 3è,03 juin 2015, n°14-17744) ;
  • ET que le procès-verbal de réception a été notifié au constructeur.

La réception judiciaire

On pourrait également l'appeler "réception forcée".

Elle peut être demandée tant par le maître d'ouvrage que par le constructeur.

La requête aux fins de récep

Contenu réservé aux membres

Identifiez-vous pour accéder à la réponse complète, ou abonnez-vous pour un accès illimité à toutes les ressources SIDESA.

Nos dernières informations

Voir tous
Publié le 10/05/2017 Contrôle de réception des réseaux neufs
Travaux (AC)

Contrôle de réception des réseaux neufs

Les contrôles préalables à la réception sont imposés par l’article 10 de l’arrêté du 21 juillet 2015 relatif aux systèmes d'assainissement collec...

En savoir plus.
Publié le 05/09/2016 Lingettes et ouvrages d'assainissement
Travaux (AC)

Lingettes et ouvrages d'assainissement

Les lingettes sont des produits récents de plus en plus utilisés par les particuliers dans le domaine ménager et le domaine des cosmétiques. Elles sont parfois signalées comme &laquo...

En savoir plus.